Guide pratique · 6 étapes
Checklist d’audit de site web : les vérifications à faire soi-même
Choisissez une page importante, ouvrez-la comme un visiteur et notez ce que vous observez. Cette checklist d’audit technique vous aide à trouver des problèmes concrets avant de lancer un outil automatique.
Travaillez sur une URL précise, puis recommencez sur une page de chaque type important (accueil, service, article, produit). Un résultat sur une seule page ne décrit pas tout le site.
La page est-elle accessible ?
- Pourquoi
- Une page indisponible ou remplacée par un écran de blocage ne peut pas remplir son rôle pour les visiteurs.
- Comment vérifier
- Ouvrez l’URL dans une fenêtre privée, sur ordinateur puis sur mobile. Notez l’URL finale, le contenu affiché et le code de réponse dans l’onglet Réseau du navigateur.
- Résultat attendu
- La page voulue s’affiche, sans boucle de redirection ni erreur serveur. Une redirection voulue aboutit à la bonne URL.
- Si le contrôle échoue
- Corrigez l’adresse, les redirections, le serveur ou une règle de protection qui bloque les visiteurs légitimes, puis refaites le test.
- Ce qu’Argos mesure — et sa limite
- Argos relève la réponse HTTP et certains blocages détectables sur l’URL soumise. Il ne visite pas les espaces connectés et ne garantit pas l’accès depuis tous les réseaux.
La page peut-elle être indexée ?
- Pourquoi
- Une page utile pour la recherche peut être exclue par erreur ou désigner une autre URL comme version principale.
- Comment vérifier
- Pour une page destinée à Google, vérifiez robots.txt, la directive meta robots ou X-Robots-Tag, le lien canonical et le sitemap. Confirmez l’URL retenue avec l’inspection d’URL de Search Console si vous avez accès à la propriété.
- Résultat attendu
- La page que vous souhaitez rendre visible peut être explorée et n’a pas de directive noindex involontaire. La canonique désigne la version souhaitée ; le sitemap recense les URL importantes.
- Si le contrôle échoue
- Retirez le blocage involontaire et harmonisez redirections, canonique et sitemap. Gardez les exclusions intentionnelles sur les pages privées ou sans intérêt pour la recherche.
- Ce qu’Argos mesure — et sa limite
- Argos détecte des signaux de robots.txt, sitemap, meta robots et la présence d’une canonique. Il ne connaît pas votre stratégie éditoriale et ne prouve pas que Google a indexé la page ou choisi cette canonique.
Le HTML décrit-il clairement la page ?
- Pourquoi
- Le titre, les titres visibles et les liens aident les lecteurs et les moteurs à comprendre le sujet.
- Comment vérifier
- Lisez la balise title, la meta description, le H1, l’ordre des sous-titres et les liens internes dans le HTML livré. Vérifiez aussi les textes alternatifs des images utiles.
- Résultat attendu
- Le title et le H1 décrivent le contenu réel ; les titres suivent une structure compréhensible ; les liens mènent aux pages pertinentes et les images informatives ont un texte alternatif utile.
- Si le contrôle échoue
- Réécrivez les libellés génériques, corrigez la structure et les liens cassés, puis ajoutez des alternatives adaptées aux images informatives.
- Ce qu’Argos mesure — et sa limite
- Argos contrôle des balises, des titres et la présence d’attributs alt. Il ne juge ni la qualité du texte, ni l’intention de recherche, ni la pertinence d’une alternative.
HTTPS et les en-têtes sont-ils cohérents ?
- Pourquoi
- Une connexion fiable et des en-têtes adaptés réduisent certains risques techniques, sans suffire à établir la sécurité du site.
- Comment vérifier
- Dans le navigateur, inspectez le certificat et l’URL HTTPS finale. Dans l’onglet Réseau, examinez les en-têtes de réponse, notamment HSTS et Content-Security-Policy, et recherchez les ressources chargées en HTTP.
- Résultat attendu
- Le certificat est valide pour le domaine, les pages sensibles utilisent HTTPS, les ressources ne créent pas de contenu mixte et les protections annoncées correspondent au fonctionnement du site.
- Si le contrôle échoue
- Renouvelez ou corrigez le certificat, redirigez les URL HTTP, chargez les ressources en HTTPS et ajustez les en-têtes après test pour éviter de bloquer des fonctions utiles.
- Ce qu’Argos mesure — et sa limite
- Argos relève TLS et plusieurs en-têtes ; des services externes peuvent compléter ces constats. Une absence d’alerte ne constitue ni un test d’intrusion ni une garantie de sécurité.
La page reste-t-elle rapide et utilisable ?
- Pourquoi
- Un chargement lent ou une interface qui réagit tard nuit aux tâches des visiteurs.
- Comment vérifier
- Chargez la page sur mobile et sur une connexion plus lente, puis refaites la mesure avec Lighthouse. Repérez images lourdes, scripts bloquants et décalages visuels. Comparez avec les données de terrain si vous en disposez.
- Résultat attendu
- Le contenu principal apparaît sans attente excessive, l’interface réagit aux interactions et la mise en page reste stable dans les conditions testées.
- Si le contrôle échoue
- Optimisez les images et polices, reportez les scripts non essentiels et réservez l’espace des éléments qui arrivent tard ; mesurez de nouveau après chaque changement.
- Ce qu’Argos mesure — et sa limite
- Argos collecte des métriques de navigateur et des scores Lighthouse sur une exécution. Cette mesure de laboratoire varie et ne remplace pas les données d’usage réel, notamment pour l’interactivité.
Les parcours sont-ils accessibles ?
- Pourquoi
- Une page peut sembler correcte à la souris tout en bloquant des personnes qui utilisent le clavier ou une technologie d’assistance.
- Comment vérifier
- Parcourez la page au clavier : ordre, focus visible, menus et formulaire. Vérifiez les noms des champs et boutons, les textes alternatifs, les contrastes, puis essayez un lecteur d’écran sur un parcours clé.
- Résultat attendu
- Chaque action essentielle reste compréhensible et réalisable sans souris, avec des indications perceptibles et des messages d’erreur identifiables.
- Si le contrôle échoue
- Corrigez d’abord les blocages de parcours, les commandes sans nom et le focus invisible ; refaites un essai humain après les corrections.
- Ce qu’Argos mesure — et sa limite
- Argos remonte des signaux automatiques et un score Lighthouse. Il ne valide pas à lui seul la conformité RGAA/WCAG ni l’expérience vécue par les utilisateurs.
Exemple : par quoi commencer ?
Sur une fiche produit, vous relevez une directive noindex involontaire, une image lourde et un bouton d’achat inaccessible au clavier.
- Corrigez le bouton bloquant : une tâche essentielle est impossible pour certains visiteurs.
- Retirez le noindex si cette fiche doit apparaître dans les résultats, puis vérifiez l’indexation dans Search Console.
- Optimisez l’image, mesurez à nouveau sur mobile et surveillez les données de terrain.
L’ordre réel dépend de l’impact sur vos utilisateurs, de votre objectif et du coût de correction. Un score global ne remplace pas ce jugement.
Approfondir un point
- Comprendre les résultats et les limites du score Argos
- Approfondir l’accessibilité numérique
- Appliquer la méthode à un site e-commerce
- Voir ce que contient un rapport privé
Références pour vérifier vos constats
Accélérer les contrôles automatisables
Une fois la vérification manuelle terminée, lancez un audit gratuit d’une page publique. Le rapport privé rassemble les signaux mesurables ; conservez vos notes pour les points qui demandent un examen humain.
Quand choisir Argos ?
Que vérifie Argos sur une page, et quelles sont ses limites ?
Argos rapproche la réponse HTTP, les en-têtes, les balises HTML, les mesures du navigateur et les résultats des services disponibles. Le rapport classe les constats par performance, sécurité, SEO et accessibilité. Il porte sur une URL publique : il ne parcourt pas tout le site, ne teste pas les espaces connectés et ne certifie ni la sécurité ni l’accessibilité. Vérifiez la couverture et les modules indisponibles avant de conclure.
Que complète Argos par rapport à PageSpeed Insights ou Lighthouse ?
| Outil | À choisir pour | À garder en tête |
|---|---|---|
| Argos | Obtenir un premier diagnostic transversal et une liste d’actions à discuter avec votre prestataire : HTML, HTTP, TLS, navigateur et Lighthouse selon disponibilité. | Le score Argos suit sa propre pondération. Il ne se compare pas directement au score Lighthouse et ne représente pas les visites réelles. |
| PageSpeed Insights | Examiner la performance mobile et ordinateur, avec les diagnostics Lighthouse et les données d’usage CrUX quand elles sont disponibles. | Les données réelles peuvent manquer ou concerner l’origine plutôt que la page. Complétez par une revue des parcours et de la configuration serveur. |
| Lighthouse | Approfondir les diagnostics de performance, accessibilité, bonnes pratiques et SEO, puis répéter une mesure dans des conditions maîtrisées. | Une mesure de laboratoire varie et les contrôles automatiques ne suffisent pas à valider les usages réels. |
Références : PageSpeed Insights · Lighthouse
Comment transformer le rapport en ordre de correction ?
- Vérifiez d’abord que le constat s’applique : page analysée, preuve, module exécuté, contexte et comportement voulu.
- Traitez les blocages de parcours et les risques confirmés, puis les corrections à fort impact et faible effort. Confiez chaque action à un responsable avec un critère de validation.
- Relancez l’analyse de la même URL dans des conditions comparables, puis contrôlez le parcours manuellement. Un meilleur score ne suffit pas à prouver une hausse des ventes ou des contacts.
Pour une PME : commencez par la page de service qui mène à une demande de devis. Vérifiez le formulaire au clavier et l’envoi réel, puis corrigez les balises SEO et le chargement. Argos donne des signaux techniques ; il ne vérifie pas la réception du devis ni la qualité du message commercial.
Pour une boutique : commencez par une fiche produit représentative. Vérifiez humainement le choix des variantes, l’ajout au panier et le paiement ; corrigez les blocages avant d’optimiser les images et les balises. Auditez séparément les pages publiques clés : Argos ne simule pas une commande et ne teste pas les espaces clients.
Voir les preuves et les corrections dans l’exemple de rapport public